FAQ
Vous vous posez des questions à propos de la RSE, et c’est bien normal. Nous avons rassemblé dans cette Foire Aux Questions les interrogations les plus fréquentes en y répondant de la manière la plus simple et juste. Vous ne trouvez pas la réponse à votre question ? Contactez-nous !
« La RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) est l'intégration volontaire par les entreprises des préoccupations sociales, environnementales, et économiques dans leurs activités commerciales et leurs relations avec leurs parties prenantes. » (source : Commission Européenne)
Dans un contexte où de nombreux bouleversements sont en cours et à venir (aléas climatiques, pénuries de ressources, conflits géopolitiques, crise sociale etc.), les entreprises souhaitant pérenniser leurs activités n'ont d'autres choix que de changer de boussole pour orienter leur prise de décision.
Au-delà de l'amélioration de l'impact social, sociétal et environnemental, la RSE est un facteur de résilience et de performance économique pour les entreprises (+13% selon France Stratégie). Le dialogue avec les parties prenantes, l'optimisation des ressources, la gestion des risques, l'innovation ou encore l'attractivité sont autant d'atouts permis par une démarche RSE.
La norme internationale ISO 26 000 décrit 7 grands principes à respecter en RSE :
1. La redevabilité
L’organisation doit assumer la responsabilité des impacts de ses décisions et activités sur la société et l’environnement, et en rendre compte aux parties prenantes concernées.
2. La transparence
L’organisation doit faire preuve de transparence dans ses décisions, activités, politiques et impacts. Cela peut notamment se traduire par la production de rapports RSE.
3. Le comportement éthique
Elle doit agir avec intégrité, honnêteté et équité, et respecter les normes de conduite éthique reconnues.
4. Reconnaissance des intérêts des parties prenantes
L’organisation doit identifier ses parties prenantes (clients, employés, fournisseurs, collectivités, etc.) et prendre en compte leurs intérêts et préoccupations dans ses décisions.
5. Le respect du principe de légalité
Toutes les actions de l’organisation doivent être conformes aux lois et règlements en vigueur, au niveau local, national et international.
6. Le respect des normes internationales de comportement
En l’absence de lois locales adéquates ou en cas de conflits entre législations, l’organisation doit se référer aux normes internationales (GIEC, OIT, OCDE…).
7. Le respect des droits de l’homme
L’entreprise doit respecter et promouvoir les droits humains, prévenir toute atteinte à ceux-ci, et agir pour les défendre, à la fois pour ses employés, ses partenaires et sa chaîne d’approvisionnement.
La norme ISO 26000 identifie 7 piliers fondamentaux qui constituent le socle d’une démarche RSE structurée et cohérente :
- Gouvernance de l’organisation : une direction éthique, transparente, responsable.
- Droits de l’homme : respect des libertés fondamentales, lutte contre les discriminations.
- Relations et conditions de travail : qualité de vie au travail, dialogue social, sécurité.
- Environnement : gestion des ressources, lutte contre le changement climatique, biodiversité.
- Loyauté des pratiques : éthique des affaires, lutte contre la corruption, concurrence loyale.
- Questions relatives aux consommateurs : protection du consommateur, accessibilité, sécurité des produits.
- Communautés et développement local : implication dans le développement local, mécénat, achats responsables.
Chaque pilier représente un champ d’action sur lequel une entreprise peut s’engager pour améliorer son impact.
La mise en place d’une démarche RSE commence par un diagnostic des pratiques existantes pour évaluer où en est l’entreprise au regard des différents piliers de la RSE. Elle doit ensuite analyser ses impacts, ses risques et opportunités tout au long de sa chaîne de valeur et identifier les attentes de ses parties prenantes.
Cette phase, également appelée analyse de matérialité, permet de hiérarchiser les enjeux puis de construire une vision claire et une stratégie RSE cohérente, qui sera déclinée en un plan d’action.
Concrètement, cela peut se traduire par de nouveaux processus d’achats, d’autres formes de gouvernance, le développement de nouvelles compétences, etc …
Parce qu’elle vise une amélioration continue, la RSE s’appuie sur le cycle PDCA (Plan, Do, Check, Act), pour évaluer et ajuster les actions mises en place.
Pour structurer la démarche, l’entreprise peut faire appel à des consultants ou s’appuyer sur des labels et référentiels reconnus. (Label Lucie, Label Engagé RSE, labels sectoriels, etc.)
La RSE améliore l’image de l’entreprise, renforce la confiance des clients, attire les talents et favorise l’innovation. Elle améliore aussi la qualité de vie au travail, réduit certains coûts et anticipe les risques réglementaires ou réputationnels.
Certains acteurs sont également en demande d’information ESG de la part de l’entreprise, que ce soit pour l’accès à des marchés ou à des emprunts bancaires à taux avantageux.
- ISO 26000 : référence internationale non certifiante
- Ecovadis : plateforme d’évaluation RSE
- Label LUCIE : basé sur l’ISO 26000, pour les PME françaises
- B Corp : certification internationale des entreprises à impact positif
- Pacte Mondial des Nations Unies (UN Global Compact)
- Labels sectoriels comme RSEi ou Engagé RSE
Ces outils aident à structurer, évaluer et valoriser la démarche RSE auprès des parties prenantes.
Oui, nous accompagnons les entreprises à chaque étape : diagnostic fondé sur les 7 piliers de l’ISO 26000, définition d’une feuille de route, ateliers de mobilisation, plan d’action sur mesure, indicateurs de suivi, et accompagnement à la labellisation (Ecovadis, LUCIE, B Corp). Notre approche est collaborative, adaptée à votre réalité terrain et orientée vers des résultats concrets.
Il existe plusieurs types d’indicateurs pour mesurer vos actions RSE : indicateurs de moyen, de résultat, de performance ou d’impact.
Indicateur de moyen : mesure les ressources mobilisées (ex. : budget, nombre d’heures de formation, effectifs impliqués).
Indicateur de résultat : mesure les effets immédiats d’une action (ex. : nombre de personnes formées, taux de participation).
Indicateur de performance : évalue l’efficacité de l’action par rapport aux objectifs fixés (ex. : pourcentage d’atteinte d’un objectif, évolution d’un taux clé).
Indicateur d’impact : mesure les effets à long terme sur l’environnement, la société ou l’économie (ex. : baisse des émissions de CO₂, amélioration du bien-être au travail).
Il est nécessaire de trouver une méthodologie et un périmètre constant, pour que les indicateurs soient pertinents. Ces mesures aident à piloter la stratégie et valoriser les progrès.
Contrairement à une idée reçue, la RSE n’est pas réservée aux grandes entreprises. Les TPE et PME peuvent l’intégrer à travers des actions simples, pratiques et peu coûteuses.
Leur petite taille constitue même un atout : leur souplesse, leur proximité avec les parties prenantes locales et leur capacité à innover leur permettent d’agir efficacement et rapidement.
La mise en œuvre de la RSE dans une petite organisation n’a pas besoin d’être formalisée ou très structurée. Elle peut être progressive, adaptée aux moyens disponibles, l’essentiel étant de rester transparent et de surveiller ses impacts.
Les PME peuvent aussi s’appuyer sur des ressources extérieures : accompagnement d’organismes publics, guides sectoriels, réseaux professionnels ou démarches collectives entre entreprises. Enfin, certaines grandes entreprises, conscientes de leur propre responsabilité sociétale, peuvent aussi soutenir les efforts des petites structures en les aidant à monter en compétence.
La RSE est une démarche stratégique volontaire, ancrée dans la gouvernance et la gestion globale d’une entreprise, visant à anticiper et réduire les impacts sociaux, environnementaux et économiques. Elle s’appuie sur la compréhension de l’écosystème, le dialogue avec les parties prenantes et la construction d’une vision à long terme.
L’ESG, quant à elle, distingue trois catégories d’indicateurs (environnementaux, sociaux, gouvernance) utilisés pour mesurer et rendre compte de la performance extra-financière. C’est un outil d’évaluation conçu pour répondre aux attentes des investisseurs et des régulateurs.
Ainsi, on parle de RSE pour parler plutôt de stratégies et de politiques, tandis que l’ESG renvoie davantage à des indicateurs de performances.


